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Le caractère du bichon maltais

Le petit compagnon idéal
Avec les femmes, il est le petit compagnon idéal. Le bichon maltais est si doux à choyer ! Il est calme, n'aboie pas inconsidérément, voir très peu.
En appartement, il est tranquille et serein. Mais il n'est pas pour autant une potiche. Le bichon maltais est un bon vivant qui n'a qu'une envie, à l'instar de tous les chiens, se divertir, bouger, ce qui a pour résultat de détendre l'atmosphère dans la maison.
Le bichon maltais est un rayon de soleil, un vrai marchand de bonheur.

  • Les enfants, un public de choix

Avec les enfants, il y a un public de choix. Ensembles, il font des merveilles. On ne sait qui, du chien ou du bambin, met le plus de cœur à faire des bêtises ! C'est que le bichon maltais, comme tous les chiens,  cherche un prétexte pour jouer. Le jeu le plus courant est "attrape moi si tu veux".

Le bichon maltais aime aussi participer à ce jeu d'enfant "qui va à la chasse perd sa place !". Il y a un slogan, lorsqu'il offre sa balle: "elle s'appelle reviens". Cela se lit dans son "sourire" de chien. Pas question de lâcher prise lorsqu'il présente son trésor ! Il le sert entre ses dents et l'emporte en filant loin devant. Il s'implique totalement dans le jeu du mouchoir, le jeu de balle, le jeu de bâton. Il joue à cache-cache, aboie ... Un vrai sac à malice !

Sans répit, il s'amuse. Rappelons que le chien, quelque soit sa race, est l'espèce animale la plus joueuse.

Le goût du jeu survient vers l'âge de la tétée. Tout petit encore, dans le nid où il est serré contre ses frères et sœurs, le chiot bichon maltais est déjà plein d'imagination et trouve matière à jouer. Les petits malins se poussent sans cesse pour plaisanter. Ils se mordent mutuellement avec leurs dents de laits tranchantes et aigües comme des enfants qui s'amusent à guerroyer sur un champs de bataille imaginaire.

C'est dans ces tout premiers jeux qu'ils s'initient à l'attaque. Les chiots qui grossissent et se heurtent continuellement dans leur nid, finissent par manquer d'espace et, dès qu'ils sont capables de sortir et que leur vient le désir de découvrir l'extérieur, ils se bousculent, se poussent, se tombent dessus et se piétinent dans une joyeuse pagaille. Ces contacts continuels qui développent le sens du toucher et leur sociabilité, prépare ces chenapans à la vie en meute, le mode de vie normal des chiens.



  • Le goût du jeu est inné

Le jeu de la petite bête qui monte est très excitant. Hop ! On se grimpe sur le dos. Lorsque cela fait trop haut, tout le monde descend. Si l'un des chiots fait la pause, c'est au tour d'un autre de monter sur son dos !  A ce rythme là on se fait vite les muscles. A se pousser sans arrêt, les bébés chiens finissent par rouler comme des tonneaux. Le roulé-boulé on y prend goût. Puis on en vient aux jeux de pattes, aux jeux d'attaque ! l'heure des duels sonnera bientôt.

Le bichon maltais se sert aussi de sa gueule dans les jeux avec ses frères et sœurs. Cela commence par des léchages répétés semblable à ceux des bébés chiens avec leur mère.

Ils reproduisent alors le comportement sauvage du louveteau qui lèche la gueule de sa mère pour l'inciter à régurgiter la viande avec laquelle elle va le nourrir. Ils se passent mutuellement la langue dans les babines. Ils se lèchent aussi les oreilles. Mais le plus drôle c'est lorsqu'ils s'attaquent et se mordillent la nuque avec leurs dents de lait .... C'est pourtant sérieux. Il s'agit d'une initiation au combat.

Tout attraper devient une habitude. Les chiots mettent tout à la gueule. Un vrai fourretout ! Tout ce qui est dur, mou cartilagineux comme l'oreille du copain, va leur convenir. Saisir un joujou dans la corbeille et  secouer la tête, fier comme Artaban, voilà un véritable comportement de chien !

Une scène qui se répètera souvent tout au long de sa vie.



  • Des manières de chien

La petite guerre, c'est le jeu qu'ils préfèrent. Leurs dents de laits très pointues peuvent déchirer les chairs. Lorsqu'un partenaire se coince la patte, vite, l'autre ferme la gueule, tandis que la victime ouvre grand la sienne tellement ça fait mal. C'est ainsi que dans une bataille, il y a d'un coté les perdants, de l'autre les gagnants.

Voilà un moment difficile à passer. Quand cela arrive, la mère chienne se précipite pour flanquer une tape  à ses graines de voyous. Elle veut leur apprendre à ne pas faire mal. Les chiots n'ont pas le droit de mordre, ce n'est pas du jeu !

La chenille est un autre jeu de bande très passionnant. A plus d'un mois, les bébés chiens on la bougeotte. Auparavant, ils trottinaient comme des ratons, maintenant ils font la course. Ils peuvent même sauter sur les coussins, dégringoler des canapés. Ils forment une sacrée bande. Avec les frères et sœurs ils marchent à la queue leu leu, un joujou dans la bouche. C'est l'instinct d'animal de meute qui se manifeste. On dirait une chenille qui se déplace, hormis le fait que l'insecte est un peu bruyant. Pour japper, le bichon maltais n'est pas le dernier !



  • A quoi joue-t-il ?

En compagnie des chiens adultes, le chiot ne se lance pas à corps perdu dans le jeu, comme le fait le chaton . Il hésite, timoré. Pourtant il doit vivre cette expérience pour avoir de bons rapports avec ses congénères et éviter les bagarres violentes à coups de crocs. C'est donc le plus grand qui amène le plus jeune à participer. Il bouscule les règles de la hiérarchie, inverse les rôles, se met en situation de dominer en se roulant se le dos. Ainsi le petit timide, miraculeusement, se sent une force d'Hercule et, tout ragaillardi, s'engage dans une folle partie de jeux.


Le jeu est son passe-temps favori

  • Jouer avec le maître

A l'intérieur ou en plein air, on joue pour la détente, le plaisir d'être ensemble, entre maître et chien. Voici venu l'heure des jeux à deux !

Le bichon maltais a l'art d'inviter son maître au jeu. Poitrine à terre et arrière train en l'air, il exécute une révérence, se trémousse dans une éphémère danse du ventre "tu viens jouer" semble t-il dire. Le maître (surtout s'il s'agit d'un enfant) ne se fait pas prier et se lance sur la piste. S'engage une folle course poursuite. Changement de jeu . Le dernier passe devant, le chasseur se fait chasser. Sprint et chasser croisé ... Le chien court à perdre haleine puis encercle le partenaire fait comme un rat. Il jappe, repars de plus belle, sûr de gagner. Le jeu le plus courant est "attrape moi si tu veux".



  • Le jeu de balle

Incontournable, le jeu de la balle, a fait ses preuves. On lance l'objet, il l'attrape, le garde ou le rapporte selon l'humeur. Indémodable, le jeu du bâton, vieux comme le monde, a toujours le même succès aux yeux du chiens. On projette un bout de bois, il le rattrape au vol et joue les majorettes.



  • Le jeu de piste

Le jeu de piste est l'enfance de l'art. On lui fait renifler un mouchoir imprégné de notre odeur. On se cache. Avec son flair exacerbé, il y a toutes les chances de nous débusquer sans peine. Le jeu de piste met le chiot en extase. A côté des activités purement ludiques, il y a le sport comme la marche, le jogging.

Le chien va et vient, flaire, s'arrête, dévie, retourne. Il multiplie son trajet par quatre ou cinq tandis que le maître suit la ligne droite !



  • Partie de plaisir

A l'intérieur, le jeu est facile à inventer : on cache la balle sous le canapé, il la retrouve, la rapporte, la queue qui frétille, et jappe comme pour crier "eurêka!" Mais le chien aime aussi les jeux éducatifs pourvu que, adaptés à sa âge, ils restent une partie de plaisir et ne deviennent jamais une contrainte.



Sociable avec les animaux

Avec les autres animaux, le bichon maltais s'entend facilement, pourvu que le maître garde un œil sur ses  ouailles ! A la maison, le maître doit contribuer à la bonne entente entre animaux. C'est ainsi que, en prenant mille précautions, on peut espérer une paix relative. Attention à ne pas laisser seul un cochon en compagnie du bichon maltais, si ces deux animaux ne se connaissent pas suffisamment !
Enfin à la ferme, il faut être vigilant. La vue des plumes évoque chez le chien de véritables orgies et le bichon maltais, bien qu’extrêmement pacifique, n'échappe pas à cette règle générale.
Entre chien et chat, c'est plus facile, tant que l'on veille à ne pas faire de jaloux. Si l'on caresse l'un, il faut dorloter l'autre. Aucun ne supporte la moindre injustice.

  • S'entendre avec le chat

L'adage " s'entendre comme chien et chat", qui suppose jeux de pattes et coup de crocs, a la peu dure. Mais est-il toujours valable ?

On ne peut nier que, chez le chien et le chat, les présentations sont difficiles. Ces deux espèces n'ont pas le même code et ne communiquent pas avec les mêmes signes. Lorsque le chien lève la patte pour inviter le chat à jouer, ce dernier prend cela pour une agression. Il crache, il feule. Le chien effaré par cette conduite de chat sauvage, s'enfuit. Le chat le poursuit, associant le réflexe de fuite à une attitude de victime. Il faudra beaucoup de temps pour que les frères ennemis accordent leurs violons.

Si au contraire, le chien plus perspicace insiste devant le chat énervé, il a droit à l'attaque. Coups de griffes, miaulements d'insulte ... Le climat se détériore. Après une ou deux semaines, les malentendus s'estompent. Chat et chien finissent par  trouver un terrain d'entente.

Pour cela, le maître doit contribuer à réconcilier les frères ennemis. Il ne faut pas privilégier le nouveau venu par rapport à "l'ancien" !


En famille

  • Comprendre son langage

En agitant son fouet, le bichon maltais fait pars de ses volontés et de ses sensations : il délivre un message. C'est avec sa queue qu'il commande ses frères et sœurs. A droite, à gauche, la queue en balancier détient la clef du langage. A travers les différentes positions de la queue et aussi par les mouvements et impulsions qu'il lui donne, le chien joue la transparence. Il ne peut rien cacher. Est-ce qu'il bat de la queue?

C'est qu'il a l'arrière-train entre deux chaises. Accaparé par deux états d'esprit différents, il ne sait où donner de la tête. Cela lui arrive lorsqu'il retrouve son maître. Son bonheur ne saurais être complet : s'il aime son protecteur, il y a toujours en lui la crainte, enracinée comme une mauvaise herbe, de le décevoir.

Avec nous, l'ami chien utilise souvent sa queue pour se faire comprendre. Il la porte basse, lorsqu'il vient nous accueillir, se montrant sous son beau jour, aimable, gentil. S'il est d'une politesse exquise, il tend la patte avant. Éprouve t-il du respect pour nous ?

Dans ce cas, il baisse pavillon, queue et oreilles bien basses, assis sur les pattes arrière. Et comme il reconnais que le maître est au poste-clé, il s'accroupit aux trois quarts. Faisant acte de soumission totale, il ramène la queue entre les jambes puis se couche. Mais s'il doit se défendre, la queue demeure à l'horizontale. Il a les oreilles couchées, le dos arrondi. On ne l'entend pas grogner mais gronder. S'il dresse la queue en même temps que les oreilles, il donne l'alerte. Rien d'autre ne l'intéresse que cette mission à accomplir. Les yeux braqués sur l'objet insolite, il ne voit rien d'autre. A t-il peur ? Il reste muet. Il rentre la queue sous son ventre.



  • Musicologie canine

Pour se faire comprendre, le chien utilise tout un éventail de son : vifs ou atténués, sourds ou aigus. Cela va du gémissement au criaillement aigu, au grognement, au miaulement, au jappement, au grondement, au hurlement, au toussotement ... Sans oublier l'aboiement.

Pour en dire plus, il élabore un savant mixage : les sons se superposent et produisent un concert mêlé d'aboiements et de grondements, d'aboiements et de hurlements, d'aboiements et de jappements ... En musicologie canine, on parlerai de sons mixtes.