L’alimentation du Bichon Maltais

Bien le nourrir

L’alimentation industrielle

Croquettes, nourriture en boîte, soupe floconnée … on a le choix pour nourrir son chien. Comment concilier le côté pratique et les recommandations pour la santé du chien ?

L’alimentation industrielle propose des produits finis à partir de viandes animales, de céréales etc. Ils font l’objet de recherches très poussées de la part des nutritionnistes vétérinaires. Ces aliments sont élaborés selon les normes fixées par le National Research Council (NRC).

Le code des réglementations et des bonnes pratiques précises la composition des aliments et les objectifs alimentaires. Chaque produit porte une étiquette où figurent les mentions obligatoires. On distingue différentes sortes d’aliments.

Sec, humide… lequel choisir

Les aliments humides contiennent de 70 à 80% d’eau. Ils sont constitués de sous-produits d’abattoirs ou de sous-dérivés de la pêche, mélangés à des céréales et des légumes. Ils sont conditionnés en conserves appertisées ou en viandes cuites à conserver au frais.

Les aliments semi-humides, qui comprennent de 30 à 60% d’eau, se présente sous forme de saucisses pour chiens, de croquettes molles ou encore de viandes hachée. Les aliments cuits sont stabilisés par des conservateurs chimiques (sucre, sel et produits chimiques). Ils se conservent à une température ambiante, jusqu’à qu’ils soient ouverts. Ces produits restent minoritaires sur le marché.

Les aliments secs renferment moins de 14% d’eau. Ils se présentent sous la forme de croquettes , de granulés ou de biscuits. Ils sont constitués d’un mélange de farines de viande ou de poisson, de tourteau et de céréales. Les croquettes sont des aliments extrudés. L’effet conjugué de la pression dans l’extrudeur et de la température (de 90 à 150 °C ), pendant un temps très court (de 20 à 30 secondes), agissant sur le mélange des matières premières, permet d’obtenir après séchage un produit homogène, ensuite enrobé de graisses, selon l’objectif physiologique.

Comme dans l’alimentation humaine

Tous ces aliments destinés à la gent canine font l’objet de nombreux contrôles qualificatifs (analyse microbiologique, vérification de pureté).

On utilise les même technique dans l’alimentation humaine. Les pâtes sont sont préparées à partir de semoule de blé dur, laquelle est triturée sous vide, comprimée puis cuite à la vapeur. Les biscuits sont constitués de farine, passés au pétrin, puis cuite dans un four à la vapeur après découpe. Les céréales sont soumises à la cuisson à la vapeur, à l’écrasement et au séchage, tout comme les céréales destinées à l’alimentation humaines. Pâtes, biscuits et flocons sont mélangés à un aliment d’origine carnée.

L’alimentation industrielle offre nombres d’avantages : les matières premières sont d’excellente qualité nutritionnelle. Ces aliments confèrent à la fois une garantie de salubrité bactériologique et une homogénéité de composition.

On exige de l’aliment pour chien plusieurs critères : l’appétence, la digestibilité, l’efficacité métabolique. Un aliment dépourvu de qualités de digestibilité, n’offre qu’un rendement énergétique médiocre. Il en résulte un volume de selles plus important, et éventuellement une accumulation de dérivés indésirables dans l’intestin. Cela entraîne la fermentation de certains glucides non digestes qui produits l’acidité des gaz intestinaux. A l’inverse, plus la digestibilité est élevée, plus les excréments sont réduits, secs et peu odorants.

Facile d’emploi

Autres avantages liés à un aliment industriel : la facilité d’emploi et de conservation, un prix reviens moins élevé (notamment pour les croquettes), la distribution d’une nourriture équilibrée. Chaque aliment est spécifique. L’aliment humide, de conservation aisée, est présenté dans un emballage durable et s’avère très appétissant. L’inconvénient est que ce produit est onéreux. Enfin, il n’est pas facile à transporter, lourd à stocker, s’altère à l’ouverture, et demande un temps de préparation assez long. L’aliment semi-humide, fort appétissant, d’un emballage pratique lorsqu’il est en ration journalière, comporte certains inconvénients : il doit nécessairement être conservé au réfrigérateur et s’altère dès l’ouverture. Enfin il peut être une source d’intolérance digestive chez certains chiens.

Quant à l’aliment sec, qui connaît un grand succès, il ne s’ abîme pas à l’ouverture et s’impose comme étant le produit le plus économique. A noter qu’il ne conçoit qu’en présence d’un bol d’eau à proximité. La ration d’eau du bichon maltais équivaut à 50 à 60 ml par kilo de poids corporel, c’est-à-dire 200 ml.

L’alimentation ménagère

C’est tout un travail qui exige de la part du maître une grande disponibilité. Il doit consacrer du temps à l’achat des aliments puis à leur dosage et à leur cuisson. Pour faire cuire le riz, par exemple, qui doit être parfaitement digeste, il faut compter de 25 à 30 minutes. Et l’hygiène ? On doit être vigilant sur ce point tant dans les préparatifs qu’au moment du service. Les résidus attirent mouches et cafards qui sèment les microbes çà et là. Les restent doivent être ôtés, la gamelle bien lavée. Cela évite au bichon maltais d’être contaminé et de souffrir de troubles digestifs. Fait rassurant, lorsqu’on cuisine pour son chien., l’on a guère de soucis quant à la variété des menus. Tout changement est inutile.

Contrairement au chat, le petit chien n’est pas gastronome. Il se régale toujours du même plat. Ce qui est très pratique. Invariablement, la pâtée maison comprend les mêmes ingrédients répartis selon les mêmes pourcentages.

Au menu du bichon maltais

En quoi consiste le menu du bichon maltais? il comprend de la viande, cuite ou braisée, en bonne quantité (45 %), ou bien du poisson cuit, débarrassé des arêtes : voilà pour les protéines. Ajoutons du riz (23 %) , qui doit être très cuit : c’est un aliment riche en amidon et énergétique, que l’on peut néanmoins remplacer par des flocons de céréales. Il faut des légumes verts en quantité égale (23%), tels que des haricots, carottes, poireaux, très riches en vitamines et calcium, pour faciliter la digestion. Petite variante : un oeuf cuit, une fois par semaine. Il ne faudra pas oublier le CMV ou complément minéral vitaminé. A noter que la ration du chiot en CMV est deux fois plus importante que pour un chien adulte. Le CMV contient de l’huile de maïs – recommandée pour le foie -, de la levure de bière – pour le poil-, sans oublier le calcium vitaminé (en vente en pharmacie), indispensable pour les os. Le CMV représente 9% de la ration proposée au bichon maltais , ce qui équivaut à une cuillère de café. Enfin l’eau figure au menu. On sait que le chien est très sensible à la déshydratation. Le bichon maltais doit avoir en permanence une écuelle d’eau fraîche à sa disposition.