Le caractere du Chartreux

Ce compagnon ronronnant et tendre, à la fois amoureux du confort et sportif de haut vol, a gardé un test de sauvagerie qui n’est pas le moindre de ses charmes et ne l’empêche pas d’avoir des rapports privilégiés avec l’Homme.

 

Le comportement ludique

 

Dès l’âge de trois semaines, les chatons Chartreux jouent, se poursuivent et simulent des combats, avec morsures, coups de pattes, prise à la nuque et coups de griffes. La mère surveille et toutes ces attaques se font en douceur, griffes rentrées et crocs relâchés. Les chatons miment aussi la chasse et bondissements sur des jeux qui tiennent lieu de proie. En constituant l’apprentissage de la vie de prédateur, ces jeux permettent aussi au chaton de bien s’identifier à son espèce. Vers quatre à cinq semaines, le bébé chat joue avec des bobines, des balles qu’il poursuit et frappe avec sa patte. Ces jeux sont indispensables pour son équilibre et créent des liens affectifs avec le maître qui y participe.

 

Le langage du chat

 

Ce petit félin dispose de toute une gamme de miaulements, de sons, de mimiques, de postures et de signaux olfactifs pour se faire comprendre de ses congénères. Il a également mis au point un système de communication élaboré avec l’Homme. Le maître qui connait son chat sait distinguer le miaulement d’appel simple ou insistant de celui qui exprime la peur ou l’inconfort. Le feulement et crachements indiquent que le chat est furieux. Au cours de bagarres avec ses frères, il grogne, crie, et gémit.
Quand il émet, la bouche fermée, une sorte de murmure de faible intensité, notre petit compagnon exprime son bien-être, par exemple, lors de sa toilette.
Lorsque le chat demande ou attend quelque chose comme son repas, il émet des sons bien nets en ouvrant et en fermant rapidement la bouche.
Il peut également pousser des cris particuliers quand il est en rut, en colère, ou soumis à une forte tension.
Le chat s’exprime aussi par ses attitudes corporelles : en confiance, il tient ses oreilles droites et, si un bruit l’intéresse, il les pointe dans cette direction. S’il plaque ses oreilles sur les côtés de la tête, il nous dit qu’il est anxieux. S’il a l’intention d’attaquer, il les couche en arrière. Le regard du chat en dit également long sur ses états d’âmes. Lorsqu’il ouvre grand ses yeux et prend un air légèrement interrogateur tout va bien. Totalement en confiance, il les ferme à moitié. S’il est mécontent ou s’il a fait une bêtise, son regard est fuyant.
La queue du chat est éloquente. Le fait de la porter à la verticale légèrement recourbée au bout lorsqu’il s’approche est une attitude amicale. Une queue hérissée et dressée indique l’imminence d’une attaque. Le chat exprime aussi ses émotions en agitant plus ou moins sa queue, mais il n’est pas toujours évident de déterminer s’il signale ainsi sa satisfaction ou s’il veut dire qu’il en a assez. Une agitation nerveuse de l’extrémité de la queue, en revanche, indique nettement la contrariété ou l’anxiété.
Le chat qui, face à un congénère ou un autre animal, fait le gros dos, hérisse ses poils, couche ses oreilles, marche, feule, crache, crie et montre plus ou moins les crocs, cherche manifestement à intimider l’adversaire. S’il se couche, toutes griffes dehors, l’attaque est imminente.