L’éducation du Bichon Maltais

Les règles du savoir-vivre avec les bichons

La propreté et l’obéissance s’inscrivent dans la nature profonde du chien, mais, si le maître ne fait pas preuve d’autorité lors de l’éducation du Bichon Maltais, le canidé ne rate pas l’occasion de se comporter en chien fou.

Eduquer son chiot à la propreté

Il s’agit davantage d’une révision que d’une leçon. Le chiot bichon maltais a appris de sa mère à ne pas « signer » son passage. Il ne doit pas déposer de carte de visite, c’est-à-dire les phéromones, substances connues dans les selles et urines, car dans la nature cela attire les prédateurs. C’est pourquoi le corps du « délit » n’est jamais déposé dans la corbeille, ce qui la rendrait trop facile à découvrir. Elle doit rester intacte afin que la portée soit protégée.

Par conséquent, le chien doit comprendre que la maison correspond à son nid et qu’elle doit être préservée de ses odeurs. Ne s’agit-il pas de sa tanière où il est à l’abri de tous les dangers ?

Chez le tout jeune chien, l’âge de la propreté varie en fonction des individus, entre 5 semaines et 4 mois. L’idéal est de consacrer tout un weekend à éduquer son chiot à la propreté et de s’armer de patience. Le résultat n’en sera que plus rapide. La méthode d’éducation du Bichon Maltais consiste à laisser un tapis adéquat sur le carrelage. On peut également tapisser de serpillières son coin pipi. On peut opter pour la caisse de bois remplie de journaux mais cela présente un inconvénient : le chiot risque d’associer pour toujours et miction. Du coup, il n’hésitera pas à arroser tout magazine qui jonche le sol. C’est un lieu commun : le chien fait où on lui dit de faire. L’idéa l? Les WC pour chiens, bien étudiés pour les petits modèles comme les bichons maltais.

Lui apprendre le caniveau

Au bout du quatrième ou cinquième jour, on pourra emmener son bichon maltais à l’extérieur. On lui met un collier réglable, en fonction de sa taille, puis on ajoute une laisse afin de pouvoir le diriger. Dès que le jeune bichon maltais s’apprête à souiller la moquette, vite, on le sort. On choisi un endroit qui lui servira de « petit coin » : en ville, le caniveau; à la campagne, un champ près de la maison. Pendant la promenade, le long du trottoir, on donne une impulsion sur la laisse pour amener son compagnon dans la bonne direction, c’est-à-dire le caniveau, où il va faire ses besoins.

D’une voix tranquille, on l’encourage: « fait pipi ». Quelques jours plus tard, on peut exiger de son élève une régularité: tôt le matin, tard le soir. Pour cela, il est nécessaire de faire manger son bichon maltais à des heures régulières. Mais soyez pas trop exigeant, un jeune chien ne peut pas se retenir plus de six heures d’affilée.

L’obéissance

L’obéissance est indispensable chez le canidé, quelque soit son statut, chien de compagnie ou de travail. Cette éducation est fondée sur plusieurs ordres, lesquels, une fois assimilés, favorisent la cohabitation et l’intégration du chien non seulement dans la famille mais en société.

Assis : on prononce l’ordre en exerçant une légère pression sur les reins du bichon maltais, tout en lui relevant la tête. Immobile, posé sur son arrière-train, le corps droit, le bichon maltais ne doit pas se coucher. On utilise ce commandement notamment lorsqu’il tire sur sa laisse pendant la promenade.

Couché : cet ordre est nécessaire lorsque le bichon maltais se montre possessif avec ses jouets et sa nourriture. Il apprend à obéir en regagnant son panier ou en s’allongeant sur le tapis. Il ne doit pas se relever jusqu’à l’ordre suivant.

Pas bouger : on doit se montrer catégorique. On ne quitte pas des yeux son chien jusqu’à qu’il soit immobile. Le bichon maltais doit se plier à cet ordre pour ne pas s’éloigner en pleine rue, s’échapper devant un feu de signalisation.

Le rappel : à l’aide d’une longue laisse avec enrouleur, on promène son bichon maltais comme s’il n’était pas attaché. D’un coup sec, on reprend de la tension. S’il ne vient pas immédiatement, on le surprend par un bruit inattendu (un sifflement aigu). Très vite, le bichon maltais vient de chercher refuge près de son maître.

Lui donner un prénom

Le prénom revient comme un leitmotiv dans l’éducation du chien. Il doit être court et facile à porter.

Le chien a sa propre identité et se distingue des autres grâce à son prénom. C’est par ce moyen que l’on peut se faire obéir. Pour qu’il assimile les ordres le plus vite possible, mieux vaut que le chien ait un nom court, monosyllabique. Cela sonne bien sur la plage, au jardin, dans la rue lorsqu’il faut rappeler à l’ordre son polisson de chien. Faire assimiler son prénom à un chiot est l’enfance de l’art. Il comprend que c’est lui qu’on appelle lorsqu’on lui lance un objet en prononçant son prénom. Enfin pour ne pas lui compliquer la tâche dans son exercice d’assimilation, on évite à tout prix les diminutifs, surnoms et autres sobriquets. Un seul nom, et la leçon sera plus facile à retenir !

A noter que pour un chien de race, tel le bichon maltais, c’est l’année qui détermine la première lettre. En 2009, le chien doit avoir un prénom qui commence par un E : Elvis, Elton, E-mail…

La bonne tenue

Comment le bichon maltais se comporte t-il parmi les invité ? d’un coup d’oeil, ces derniers le jugent et, mine de rien, jugent aussi le maître.

Si votre bichon, si charmant et beau soit-il, faut preuve de mauvaises manières, il ne sera pas apprécié par votre entourage. Il faut éviter qu’il ne saute sur les gens pour leur souhaiter la bienvenue. C’est un comportement courant : il s’élève sur ses pattes arrières, bondit et rebondit comme une balle à ressort.

Cette attitude, qui est normale dans une meute où le chien saute pour saluer les membres dominants, est désagréable pour les humains et ne doit pas être tolérée, même si votre bichon a l’esprit en fête et ne peut cacher sa joie.
De même il n’est pas possible d’accepter qu’il extériorise ses pulsions sexuelles par un harcèlement inadéquat à l’égard des humains ou, fait plus grave encore, qu’il ait envie de dominer.

S’il flaire les invités

Parfois il veut faire connaissance en flairant les invités. Voilà qui est très désagréable ! c’est ainsi qu’il distingue les gens mal intentionnés, tels les cambrioleurs, les amis ! Doté d’un flair puissant, il détecte l’acide butyrique contenu dans la sueur, sécrétée par l’homme stressé, prêt à faire un mauvaise coup. Enfin si le chien est trop insistant, renifle les jupons des dames, il faut l’en empêcher. S’il n’obéit pas d’emblée, on devra lui donner des leçons de rappel.

Comme un chiot impubère, il s’agrippe parfois aux jambes des convives. Pourquoi ? au sein de la meute ,le chien, qui s’agrippe au corps de l’autre, montre sa dominance, affirme son autorité. Cette attitude n’est pas une pratique de chien bien élevé. En aucun cas, on ne doit le laisser faire, que ce soit avec le maître ou les invités.

Le chien se montre t-il jaloux – ou plutôt frustré – en présence des hôtes? cela se produit à la suite d’une contrariété. Il ne semble pas épanoui, fait une cris. Un conseil : il faut faire comprendre aux invités que le chien est susceptible et aimerait aussi avoir des câlins.

Mordre, un risque permanent

On ne doit pas ignorer que le plus doux des chiens est capable de morsure ! il suffit qu’il ait peur pour ne plus être capable d’analyser la situation. Sa peur est parfois inexplicable : la sonnette provoque un trouble chez certains chiens. Dans ce cas, une visite chez le vétérinaire est vivement conseillée. Des médicaments atténueront l’anxiété du chien. Une phobie résulte souvent d’une mauvaise expérience !

Modérer ses aboiements

Il gémit, grogne, jappe ou glapit et aboie. Un conseil : lorsque le chien aboie d’ennui, il faut lui parler. On lui lance la balle, il la rapporte on joue avec lui. Il oubli alors ses angoisses et cesse d’aboyer pour un oui ou pour un non. Par bonheur, le bichon maltais n’est pas un grand aboyeur.

Cela n’empêche qu’il faut savoir interpréter pourquoi le chien aboie. En deux syllabes, le chien exprime tout ce qui lui passe par la tête. Il est content, la vie est belle, on va se promener. Il exprime sa joie lorsqu’il joue. S’il n’aboyait pas en cherchant le mouchoir, en courant après sa balle, la partie de jeu perdrait son charme, peut-être n’aurait-on pas le même enthousiasme pour le pour le poursuivre, le rattraper, le rappeler?, dans cette joyeuse atmosphère, le chien met du coeur à donner de la voix et à emmètre des aboiements sonores.

En dehors des moments de jeu, le chien n’aboie pas pour rien. Il signale quelque chose à son maître, l’avertit d’une visite. Si on lui demande de se taire, il ne comprend plus rien. Il croit bien faire en accomplissant sa mission de gardien. S’il arrive que votre chien aboie à gorge déployée pendant de long moments et qu’il fasse de la vie des voisins un enfer, c’est que rien ne va plus pour lui.

l’aboiement n’est pas un hymne à la joie. C’est aussi un signale de détresse. En aboyant, le chien dit tout ce qu’il a sur le coeur : son bonheur et ses pleurs. Coup de chance, notre compagnon se laisse deviner plus facilement lorsqu’on le regarde. Toute la vérité s’échappe du langage du corps.

Se faire entendre

Comme tous les chiens, le bichon maltais devient polisson, n’en fait qu’à sa tête. Il faut éviter qu’il ne prenne de mauvaises habitudes.

Car en évitant le centre d’intérêt, il tente d’inverser les rôles et de dominer son maître.

La récompense

Après chaque leçon comprise et bien enregistrée, le chien doit être récompensé. C’est ce qui lui fait comprendre qu’il a bien agi, que son maître st content de lui, et c’est d’ailleurs ce détail qui fait du chien un heureux et fidèle compagnon.

Attention à ne pas abuser des friandises qui rendent vite le bichon maltais, surtout s’il mène une vie de salonard, rond comme un petit tonneau ! mieux vaut un mot doux qui le fait frétiller de la queue.

La punition

Dans l’éducation comme dans toute chose, la médaille à son revers. Il faut aussi savoir être énergique avec son petit compagnon a quatre pattes. Certes, la punition n’est pas une partie de plaisir. Mais elle est aussi nécessaire que les réprimandes de la mère chienne à l’égard de sa progéniture. Il est à noter que la mère punit son petit dans l’immédiateté, et c’est là le secret de son efficacité. Le chiot est un être de l’instant.

Trente secondes après sa bêtise, c’est déjà trop tard pour le gronder ! il a déjà oublié ses méfaits et ne peut faire le rapprochement entre la réprimande et l’acte. Inutile de crier ! La grosse voix, les gros yeux, le doigt pointé vers lui, un non dit avec sévérité suffisent. Le chiot est parfaitement capable de saisir les nuances.

Il sait que cette attitude n’incite pas au câlin. Lorsque le bichon maltais s’apprête à faire une bêtise, mieux vaut faire diversion et détourner l’attention du chien que d’infliger une punition. Même s’il a la tête dure, le chien ne doit jamais être frappé. La main du maître est réservée aux caresses. Les coups infligés l’incitent au contraire à se défendre et à mordre.